18:04:20 – Steven Wilson (Québec)

Spectacle: Le 20 Avril au Palais Montcalm à Québec
Organisateur: La Capitale du Prog
Photographe: François Morisset
Compte-rendu: Samuel Bédard

Les fans de musique progressive ont été gâtés par la Capitale du Prog cette semaine. Deux jours près la venue de Neal Morse à la salle Jean-Paul Tardif, c’est Steven Wilson qui venait faire un tour dans la belle capitale; dans la salle aussi inusitée et prometteuse qu’est le Palais Montcalm. Dans le cadre de la tournée To the Bone, l’artiste a interprété son dernier album intitulé pareillement presqu’en entier ainsi que plusieurs pièces tirées des opus Hand. Cannot. Erase. et The Raven that Refused to Sing (And Other Stories).

Dès la première pièce interprétée, les fans ont démontré leur satisfaction en chantant avec Steven Wilson et en offrant une ovation debout au groupe. L’excellente sonorité avait déjà fait ses preuves après les deux premières pièces. C’était une expérience sensorielle que le public vivait avec l’incroyable acoustique du mythique Palais Montcalm. Pour le concert électrifié, des caisses de son se trouvaient tout autour de la salle, même à l’arrière, pour permettre aux effets sonores d’avoir toute qu’une envergure (et de faire sursauter quelques distraits à l’arrière, d’ailleurs). D’ailleurs, l’intégration de pièces de son avant-dernier opus, Hand. Cannot. Erase., considéré comme l’un de ses meilleurs albums, à travers les pièces du dernier album plutôt mitigé intitulé To the Bone a rendu le public bien heureux et attentif.

Parlons justement de la critique partagée de To the Bone. La plupart des fans de l’artiste ont été déçus de cet album, le qualifiant de musique populaire et stipulant que Steven Wilson devient commercial puisqu’il doit faire du prog comme il l’a toujours si bien fait. Commentaires auxquels le chanteur a su bien répondre : « Those who say that I can not play or make pop music simply doesn’t understand me. I actually never said what genre of music I was playing. So if a pop album gets these people upset, well they deserve to be upset. » C’est suite à ce discours que Mr. Wilson a profité de cette critique populiste pour la tourner en dérision en interprétant la pièce la plus attaquée avec des jeux de lumières de couleurs fluorescentes et en demandant aux gens de se lever et de danser le disco.

Mais le public n’a tout de même pas été déçu, puisque le groupe a interprété plusieurs de ses chansons composées par Steven Wilson, notamment Home Invasion, The Sound of Muzak, The Raven that Refused to Sing et Lazarus. Et la performance des musiciens n’est pas passée inaperçue : on y dégageait beaucoup plus d’énergie que la musique progressive présente à l’habitude. Entrecoupées de longs discours teintés d’humour par le centre d’attention de la soirée, plusieurs pièces étaient présentées en complémentarité avec soient des vidéoclips projetés derrière le groupe sur un écran géant ou des animations projetées sur un rideau invisible placé entre le groupe et le public, donnant une sorte d’impression d’hologrammes. C’est donc une expérience de spectacle complète qui a été présentée à une salle comble d’une salle de concert légendaire par un groupe de musiciens virtuoses. Que demander de mieux, sincèrement ?

STEVEN WILSON

Marc Desgagné

Marc Desgagné