19:04:19 – Satanic Surfers / Belvedere / La Armada / FasterForward / Our Darkest Days (Québec)

Spectacle: Le 19 Avril 2019 à la salle Multi de Méduse à Québec
Organisateur: District 7 Production
Photographe: Julie Voyer
Compte-rendu: Julie Voyer

Ce ne sont pas deux ou trois groupes qui nous attendaient en ce Vendredi saint à la salle Multi mais bien cinq, cinq formations de tous les horizons qui ont sérieusement décoiffé les fans avec leur punk brut, joyeux et furieux. Pour un deuxième soir, FasterFoward et Our Darkest Days ont ouvert pour La ArmadaBelvedere et Satanic Surfers, qui ont réussi à tirer toute l’énergie de la foule et à faire enlever quelques vêtements. Retour sur cette soirée en cinq temps.

Peu importe que la salle n’était pas encore pleine, FasterFoward porte bien son nom et a bien réchauffé ceux qui étaient à l’heure avec son « skate punk » rapide et enthousiaste. Je dis rapide mais je pense que ça ne définit pas assez bien le rythme à fond la caisse de Gee, déjà torse nu, derrière sa batterie. Sans jamais sembler s’essouffler, il s’époumone aussi au micro en alternance avec ses comparses Simon à la guitare et Jean-Nick à la basse. En 20 minutes, quelques pièces de leur récent album Limitless et d’autres et le tour est joué. Bref mais intense.

FASTERFORWARD

Our Darkest Days (ODD), que j’avais déjà vu à Envol & Macadam, prend le relais de belle manière. Vince Fournier (voix) n’hésite pas à prêter son micro aux fans qui connaissent bien les paroles et, surtout, il n’hésite pas à sauter bien haut comme d’habitude. Lui et sa bande, formée de Dan, Jam, Seb et Guillaume, interprètent des pièces de leur premier album, pour annoncer ensuite qu’ils sont en processus de compo et qu’une séance en studio est prévue pour la fin de l’année.

OUR DARKEST DAYS

De République dominicaine, La Armada porte aussi bien son nom. Faisant plutôt dans le hardcore, le quintet précède son entrée sur scène d’une intro de musique des îles qui détonne pas à peu près. Grâce à FastForward et à ODD, l’ambiance était légère, mais l’Armada latino n’entend pas à rire. Ils débarquent comme un tank dans votre salon. Et Javier Fernandez (voix) débarque aussi de la scène pour chanter parmi la foule, qui semble un peu intimidée car on lui laisse toute la place. Leur message est clair : la musique transcende les frontières, peu importe la langue. Et là où le punk est chaotique, eux suivent presque une chorégraphie en chantant à trois au début et à la fin et en se plaçant en petit bonhomme pendant certaines pièces, qui durent parfois seulement une minute et demie. Sincèrement, leur genre musical de La Armada tranchait avec le reste et venait amortir un peu le rythme, mais je sais qu’ils ont convaincu quelques nouveaux adeptes. Fans de RATM, ce groupe est pour vous.

LA ARMADA

Belvedere, des « anciens » du punk underground depuis 1995, prennent la relève et reviennent mettre de l’ordre… attendez, non, ils reviennent semer la pagaille dans la salle, de plus en plus occupée, et sur la scène. En effet, c’est à ce moment qu’un fan décide de se déshabiller (pas au complet, heureusement) pour monter sur scène, prendre le micro et commencer les séances de stage diving. Le signal est donné : c’est maintenant un « free for all » de mosh pitcircle pitstage diving et body surfing, sous une pluie de verres et de bouteilles de plastique et de bière. Steve, Scott, Jay et Casey s’amusent ferme, tout comme leurs fans, jeunes et moins jeunes.

BELVEDERE

Le groupe le plus attendu, évidemment, est Satanic Surfers, de Suède. Si j’en juge par l’excitation des fans, ceux-ci étaient aussi là la veille et ils avaient plus que hâte de libérer leur trop-plein d’énergie ou de stress de la semaine. Et c’est là que ça devient sérieux. Les Surfers nous balancent leurs pièces comme des coups de poing au visage, sans trop prendre le temps de souffler. Le punk rock, après tout, c’est ça : c’est direct, un déferlement de pièces de deux, trois minutes, des messages francs et parfois brutaux, mais toujours authentiques. Rodrigo Alfara à la voix nous demande si on a chaud (indeed), lui dit qu’il n’a pas aussi chaud que la veille, mais c’est juste parce qu’il ne se défoule pas assez. Et c’est reparti : après une vingtaine de pièces, on a droit à un rappel, pendant lequel Rodrigo se lance dans la foule pour faire – quoi d’autre? – du « body surf ».

SATANIC SURFERS

Ce bel alignement de nouveaux et d’anciens groupes punk était ce qu’il fallait pour faire enfin arriver le printemps et nous faire anticiper des festivals comme ’77 Montréal en juillet et Envol & Macadam en septembre. Qu’on se le dise, #punkisnotdead!

Setlist FastFoward
I Raise the Fence
Sensitive
Against Us
Time to Say Goodbye
Limitless
F.S.A.
Marathon

Setlist Our Darkest Days
Now My Days
The Book
Ceaseless
Dying Flames
International You Day [No Use For A Name]
Time Has Come
Burden

Setlist Belvedere
Subhuman
Threes
Deli
2 Minutes
Repetition
Shipwreck
Hairline
Wishful
Chair
Slaves
Quicksand
Difference
Closed
Brandy

Setlist Satanic Surfers
Egocentric
Before it’s Too Late
Usurper
Gonzo
Puppet
And the Cheese Fell Down
Catch My Breath
Better of Today
Even if Time Stood Still
Forfeiture
U+IR1
Sunshiny Day
Going Nowhere Faste
Why?
Treaty and the Bridge
Thoughts Words Action
Wornout Words
Hero of our Time
PC
Don’t Skate on my Ramp
Head Under Water
[rappel]
Nun
Armless Skater
Good Morning

Marc Desgagné

Marc Desgagné