19:05:30 – Deicide / Origin / Jungle Rot / The Absence (Québec)

Spectacle: Le 30 Mai 2019 au D’Auteuil à Québec
Organisateurs: District 7 Production
Photographe: François Morisset
Compte-rendu: Samuel Bédard

Deicide

Ces temps-ci, on vit ce qui est probablement l’âge d’or de la vie métallique à Québec. Annonce après annonce, on voit passer énormément de groupes que l’on voudrait voir. Cette semaine était particulièrement intense. En premier lieu, j’avais l’occasion d’assister au concert d’un groupe qu’il ne m’avait jamais été donné de voir encore jusqu’à présent : Deicide. District 7 organisait cet événement à l’occasion du premier gros spectacle métal dans un D’Auteuil nouvellement rénové.

C’est avec un groupe floridien nommé The Absence que la soirée commence devant une salle un peu moins remplie que ce à quoi je m’attendais. Il va sans dire que le spectacle commençait tôt, en fait. Mais malgré la courte performance, il y avait un avant et après en termes de densité de la foule. Offrant un death metal mélodique plutôt générique, The Absence se sera tout de même fait plusieurs nouveaux fans ce soir. C’était la première fois que j’entendais parler de cette jeune formation moustachue et j’ai très hâte d’entendre les versions studio de leurs pièces pour mieux comprendre leur intention musicale. Mais ça groovait à souhait.

THE ABSENCE

Venaient ensuite des pionniers du death metal : Jungle Rot. Ces gars-là sont dans l’industrie depuis un peu plus de 20 ans, mais ils trippent encore. En fait, c’est l’une des formations du style que je trouve les plus agréables à voir aller sur scène. Ils nous ont interprété plusieurs pièces issues de leur dernier album, sans grande surprise. Certains diront qu’ils n’y ont vu que du feu parce que les chansons se ressemblent toutes. Ils ont quand même joué un setlist constitué presque exclusivement de pièces assez récentes, à deux ou trois exceptions près (tout dépend de la définition du mot récente; c’est relatif).

JUNGLE ROT

Arrivent enfin les monstres que sont Origin. Plusieurs s’étaient visiblement déplacés pour ce groupe donnant dans le death metal plus-que-technique; beaucoup étaient très (très) enthousiastes dès l’entrée sur scène des membres du groupe. Puis tout de suite, le public s’est fait servir une solide leçon, moi le premier. J’ai appris ce soir à quel point je n’étais pas un bon bassiste et regardant jouer Mike Flores à une vitesse que je croyais légitimement humainement impossible. Comme disait un vieux camarade : « Ouin… ça coûte pas cher de la note mettons! »

ORIGIN

Mais après cet intermède aux bpm infinis (battements par minute, pour ceux qui se demandent la signification de ce doux acronyme), c’était un retour au old school death metal avec Deicide. Aujourd’hui semblait être une bonne journée pour ce spécimen qu’est Glen Benton. Prenons-le. C’est donc bonifié de quelques interactions avec le public que le spectacle s’est déroulé et ce, au plus grand plaisir des fans présents. Il faut dire que Québec avait hâte de recevoir ces légendes entre les murs de sa toute nouvelle salle dont elle est fière (et dont elle a amplement raison d’être fière). J’aimais bien le Cercle, mais je dois avouer que je préfère l’ambiance et la disposition de la salle du nouveau D’Auteuil, qui offre d’ailleurs une immense scène. Mais revenons au principal. Beaucoup ont été très heureux du choix de pièces du groupe ce soir. Je n’ai compté que deux ou trois morceaux issus de son dernier opus, une issue du précédent, puis plus d’une dizaine de pièces ramenant à la vieille époque, comme on dit. Et ça a semblé faire plaisir à un bon nombre de fans québécois qui ne se sont pas gênés pour exprimer leur joie au son des premières notes de chacun des classiques.

DEICIDE

Marc Desgagné

Marc Desgagné